BIOGRAPHIE
Conrad Colman est né en Nouvelle-Zélande, à Auckland, d’un père Américain et une mère néo-zélandaise. Il passe les premiers mois de sa vie en mer alors que ses parents naviguent sur le Pacifique. Le décès brutal de son père alors qu’il n’a que 11 mois met fin au périple et il grandit à Auckland.
Sa famille aime naviguer et Conrad fait très tôt ses premiers bords en optimiste, passant tous ses étés à naviguer autour de la Nouvelle-Zélande. Son grand-père, engagé dans la marine, construit ses bateaux dans son jardin, l’amour de la navigation est né.
Pourtant, il décide à 15 ans de partir explorer ses racines américaines et il s’installe aux Etats-Unis où il ira en pension durant ses années de lycée puis ensuite à l’université. Etudiant en sciences politiques dans le Colorado, il passe quelques années loin de la mer mais se découvre une passion pour le vélo. Sur les routes et sur les chemins, il profite de l’extraordinaire terrain de jeu des montagnes pour tester son endurance. Il monte avec un autre étudiant une petite entreprise qui fabrique des cadres de vélo en titane avant que l’appel de la mer ne l’amène vers l’aventure suivante.
Premiers pas en Europe
Il traverse donc l’Atlantique pour s’installer sur l’île de Wight où il passe son Yachmaster, un diplôme qui lui permet de travailler comme skipper et instructeur de croisière. Il enseigne la voile de croisière et apprend le métier de maître voilier dans une voilerie locale. C’est un ami qui lui parle de la Classe Mini 6.50 et qui va lui donner l’envie de plonger dans le grand bain de la course en solitaire.
Des sponsors lui permettent d’acheter un bateau de série sur lequel il vit pendant un an lors de sa première saison de Mini 6.50. Ensuite tout s’enchaine et il a l’opportunité de faire la Route du Rhum en Class40 puis ensuite la Global Ocean Race, une course autour du monde avec escale, en double, qu’il remporte après 9 mois intenses.
Son expérience autour du monde lui ouvre de nouvelles portes et il navigue en équipage avant d’avoir l’opportunité de participer, avec Nandor Fa, à son premier tour du monde en IMOCA: la Barcelona World Race. Cette course, riche en apprentissages confirme qu’il souhaite poursuivre ses rêves de Vendée Globe pour mener un IMOCA autour d’une monde en solitaire!
Grâce à de fidèles partenaires il acquiert en 2015 un IMOCA de 2e génération avec l’objectif de participer au Vendée Globe en 2016. Il s'aligne sur ligne de départ avec un petit budget, un bateau ancien mais une ambition claire: terminer la course sans utiliser d’énergies fossiles. Dans une course à rebondissements il repousse ses limites en terminant la course sous gréement de fortune, ayant démâté, en 10e position à quelques jours de l’arrivée.
Le Vendée Globe toujours en ligne de mire
Une coupure s’impose après une année et une course très éprouvante et Conrad rejoint l’équipe de communication de la Volvo Ocean Race (depuis devenue Ocean Race) afin d’apporter une expertise de navigant sur la course 2017/2018. Il déménage temporairement à Alicante où nait son premier enfant. Cette expérience en tant que journaliste expert lui donne plus d’aisance pour communiquer devant les caméras, une parenthèse très enrichissante.
Absent du Vendée Globe 2020 pour cause d’un budget non bouclé, il en profite pour naviguer à bord d’autres bateaux (Figaro, Volvo65) et continue sa recherche de fonds pour participer à l’édition suivante. A force de persévérance, il rassemble les partenaires nécessaires pour repartir à bord d’un IMOCA en 2021. S’enchainent alors Transatlantiques et courses locales afin de se qualifier à nouveau pour l’Everest des mers.
Conrad prend à nouveau le départ en novembre 2024 avec l’objectif de terminer la course sans énergies fossiles et également d’un podium des « bateaux à dérives » (la flotte au départ de la course rassemble des bateaux qui répondent à une jauge commune mais une partie des bateaux, les plus récents, ont des foils, appendices qui leur permettent d’être plus rapides que leurs « cousins » à dérives). Il termine 4e bateau à dérive avec seulement 13 minutes d’écart avec Jean Le Cam, une belle bataille après 85 jours de mer !
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